J'imagine déjà les pensées et les commentaires que vont laisser certaine personnes (dont je tairait le nom) ne supportant pas l'image de « martyrs » que véhiculent les femmes victimes de viols ou de tournantes légitimant ces actes barbares par le comportements, soit disant, un peu trop "libéré" des victimes...Cependant, rien de ce qui pourra être dit ou écrit ne me fera changer d'opinion.
J'avoue que par leurs tenues vestimentaires « aguichantes » ou des comportements ambigus certaines jeunes filles réveillent l'appétit sexuel d'hommes « frustrés » ! Mais est-ce une raison de laisser l'animal agir (pour ne pas dire LE PORC) et d'oublier la différence considérable qu'il existe entre un OUI de consentement et un silence de refus (je parle là de situations rare ou, par une terreur paralysante, le refus n'est pas explicitement exprimé).
Il y à de nombreux thèmes de société sujet à polémiques de nos jours, mais les tournantes demeurent hélas un débat ou l'hypocrisie humaine (pour ne pas dire MASCULINE, veuillez m'excuser) brille de tout ses éclats en faveur d'argument usés et immoraux dans le but de légitimer le meurtre moral de milliers de femmes, bien trop souvent encore enfants.
Le viol est un crime, qu'il soit perpétré en bande ou seul, sur une fille mineure ou majeure, sur une « fille bien » comme sur une « taspé », dans un appartement de Neuilly ou dans les caves d'une cité...
Aujourd'hui, des centaines d'hommes et de femmes se battent pour faire reconnaitre « les tournantes » comme un réel phénomène de société à combattre et pour aider les victimes à obtenir « la justice » qu'elles méritent, même si les peines de prison les plus lourdes et les dommages et intérêts les plus élevés ne suffisent jamais à réparer le préjudice moral et psychologique qu'entraine un viol ; car au-delà de la violence et des souffrance physiques il y à la destruction d'une vie, le vol de l'innocence et bien trop souvent les tortures qu'inflige un injuste sentiment de culpabilité.
Aujourd'hui disparue, emportée par un cancer, Samira Bellil à été une des première à dénoncer ouvertement les « tournantes » pratiquées dans les quartiers (soyons tout de même conscient qu'elles se pratiquent surement à tout les « étages sociaux » pardonnez moi ce terme !). Et même étant en désaccord avec la fâcheuse tendance de « Ni Pute Ni Soumise » à bafouer et blâmer la religion musulmane, je ne peut pas nier que c'est grâce, entre autre, à des mouvement comme celui-ci que les choses avanceront et, soyons idéalistes, que les femmes sauront assumer leur féminité (à mesure respectable, certes) sans craindre de perdre une partie d'elles-mêmes...

